La prunelle de ses yeux…

L’enfance est un âge magique où le moindre petit objet peut se transformer, au gré de l’imagination des minus, en merveille à chérir. Le Minus ne déroge pas à la règle et vit dans un monde peuplé de cachettes où il range, entasse et collectionne des trésors. Qu’il s’agisse d’un nouveau Playmobil, d’un doudou ou d’une simple carte Disney reçue au grand magasin, le Minus n’en a que faire de la valeur réelle des choses (et heureusement), c’est son pactole, son magot, sa caverne d’Alibaba. Ses trésors, il les range par taille, les compte, les trimballe un peu partout et les oublie parfois pour mieux les redécouvrir quelques mois plus tard. Il y a ceux qu’il garde tout un trajet en voiture dans son petit poing bien serré, ceux qui l’accompagnent jusque dans son lit, ceux qu’il faut absolument amener à l’école pour montrer aux copains et ceux qu’il aligne devant lui pendant la torture quotidienne son repas.

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Mais, depuis quelques mois, son bien le plus précieux, la prunelle de ses yeux, sa fortune d’Harpagon, c’est la Missnuscule. Patient, attentionné, affectueux, le Minus est prêt à tout pour arracher un sourire ou un rire à la petite qui, en général, ne se fait pas prier. Stoïque quand elle démolit la tour qu’il vient de construire pendant de longues minutes ou amusé quand elle lui pique une partie de son repas, le Minus a grandi en devenant un grand frère. Je veux me souvenir de leur partie de catch/bisous sur le canapé, de l’enthousiasme du Minus quand elle se met debout ou dit « maman » pour la première fois, de tous les petits surnoms ridicules qu’il lui donne à longueur de journées et des nombreux jeux qu’ils partagent déjà malgré que la Missnuscule n’ait pas encore un an. Si je fais référence à une sortie familiale à venir sans mentionner la Miss, je suis rapidement rappelée à l’ordre par un grand frère qui ne supporte pas que sa sœur ne soit pas associée à tous nos déplacements. Quand ils sont séparés pour quelques jours ou une seule nuit, leurs retrouvailles sont dignes d’une comédie romantique et lors des trajets en voiture, chacun dans leur siège auto, ils se contorsionnent, tirent sur leur petit bras pour pouvoir se donner la main… Et si l’un de nous a le malheur de s’énerver un peu sur la petite qui fait bêtises sur bêtises et s’attaque sans vergogne à la collection de bd’s de son père (un de ses trésors), le Minus dit avec un petit air sentencieux « il ne faut pas s’énerver, ça ne sert à rien, elle est trop petite ».

Bien sûr, je ne suis pas naïve et je sais que cela ne sera peut-être pas toujours comme ça. Bien sûr, il y aura des disputes, des grands chagrins, des phrases définitives qu’on ne pense pas, des réconciliations dignes des plus grands acteurs de théâtre et des petites querelles… Bien sûr… Mais pour le moment, je veux juste profiter de cette formidable complicité, de leur amour sans conditions et de ces câlins à n’en plus finir… Je me régale du meilleur et qu’importe le pire…

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Maud Rendez-vous sur Hellocoton !

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